Déficit foncier, une bonne méthode pour réduire ses impôts

Déficit foncier, une bonne méthode pour réduire ses impôts

En matière fiscale, personne ne peut échapper au paiement des impôts. Toutefois, il faut savoir que plusieurs moyens légaux existent pour permettre une réduction de l’impôt en passant par la base imposable. Le déficit foncier est une solution permettant aux contribuables de baisser son revenu pour payer moins d’impôts.

Qu’est-ce que le déficit foncier

Se mettre dans une situation de déficit foncier c’est permettre une réduction du revenu dans le but de minimiser l’impôt à payer. Cela suppose une augmentation des charges à savoir les travaux à effectuer, les assurances, l’entretien et les intérêts du prêt par rapport aux loyers perçus par le propriétaire.

Le bien dans ce cas coûte plus cher que ce que l’investisseur gagne en loyer et c’est cette différence qui permet de diminuer la base imposable. Dans la limite du plafond fiscal de 10 700 euros, ce manquement peut être déduit du revenu global du contribuable.

En ce qui concerne les intérêts issus de l’emprunt pour l’acquisition du bien, ils sont déduits du revenu foncier pour dix ans. Effectuer un déficit foncier sur un investissent dans un immeuble à louer implique un choix judicieux en ce qui concerne le bien à acquérir.

Comment procéder à un déficit foncier

Le but du déficit foncier est la réduction de la base imposable pour bénéficier d’une diminution de l’impôt. C’est une solution en matière de défiscalisation quand l’investisseur sait choisir l’immeuble à acheter. Opter pour un immeuble ancien qui demande du travail pour sa rénovation et son entretien est un investissement en vue du déficit foncier. Toutefois, ce ne sont pas tous les travaux que le propriétaire effectue sur le bien qui génère le déficit.

Les dépenses concernant une reconstruction ou un agrandissement n’entrent pas dans le calcul des charges pouvant être déduit du revenu global. Il est aussi préférable de souscrire un prêt pour l’achat et pour les réparations, dans le système du déficit foncier, les intérêts de l’emprunt sont déduits du revenu global sur le long terme.

Calcul du montant du déficit

Pour déterminer le montant du déficit foncier, il faut tenir compte de toutes les charges qui sont en rapport avec le bien à louer. Les dépenses de réparation et d’entretien sont les premières à être considérés. Ensuite, tout ce qui concerne la taxe foncière, les primes d’assurance et les frais d’achat sont à déduire du revenu global du propriétaire. Un résultat négatif doit apparaître. En ce qui concerne les intérêts, sa déduction au revenu ne vient pas seule.

Dans le cas où les intérêts sont inférieurs aux loyers perçus, ce sera la somme de toutes les charges y compris les intérêts qui seront soustraits du revenu pour déterminer le déficit. Contrairement, dans le cas où les intérêts sont supérieurs aux loyers, ils n’entrent pas en ligne de compte dans le calcul du déficit, cependant ils seront déduits du revenu du propriétaire sur 10 ans.

Bref, le bien doit être en location au moins pendant 3 ans et le plafond du déficit est à respecter. Un déficit inférieur à 10 700 euros est déduit en totalité sur la base imposable, toutefois s’il est supérieur à cette limite le montant qui dépasse sera rapporté aux revenus sur les 6 ans à venir.