Finances personnelles : optimiser ses placements

Épargne personnelle

Notre rubrique Finances Personnelles compte désormais plus d’une dizaine d’articles, et nombre d’entre eux traitent de sujets précis sur l’épargne. Mais vous êtes nombreux à vous poser des questions sur la façon générale de gérer votre épargne personnelle au regard de vos projets de vie. Dans ce nouvel article, je vous propose une approche globale sur les questions à vous poser pour bien allouer votre argent et vous donne quelques conseils pratiques pour trouver les meilleurs placements.

Quel épargnant êtes-vous ? Définir son profil

Il existe autant de façons d’épargner que d’épargnants. Chaque épargnant poursuit ses propres projets financiers, lesquels dépendent de sa vie personnelle et professionnelle, mais aussi de ses ambitions, ses projets de vie, ses rêves, etc. Votre profil d’épargnant est donc unique. 

Cependant, on trouve des projets et des traits communs entre les épargnants : souvent, les jeunes actifs préparent l’achat d’une résidence principale. Une fois que ce stade est passé, les épargnants préparent leur retraite. Une préoccupation d’autant plus forte que les réformes gouvernementales poussent les actifs à se constituer leur propre retraite par capitalisation. Ainsi, la loi PACTE a permis le déploiement de nouveaux dispositifs d’épargne retraite, notamment le plan d’épargne retraite (PER). D’autres épargnants auront des souhaits plus exotiques ! Au sens propre comme au sens figuré : financer un tour du monde, acheter un bateau, devenir artiste peintre, etc. Pour chaque projet, il existe un ou plusieurs placements adaptés pour valoriser son patrimoine.

Définition une allocation patrimoniale adaptée à votre profil

Entrons maintenant dans le vif du sujet. Comme nous le disions plus haut, il existe des traits communs entre les projets financiers. Un critère de classification important concerne la durée de l’investissement. On découpe généralement l’horizon d’investissement en 3 catégories : court, moyen et long terme.

Le court terme concerne tous les projets inférieurs à 3 ans et/ou lorsque l’épargne doit être disponible à tout moment en cas de coup dur (on parle d’épargne de précaution). Le court terme peut être l’achat très prochain de sa maison, ou bien le financement d’un beau voyage. Dans ces cas de figure, on ne peut pas prendre de risque avec l’argent provisionné pour ce type de projets. Il faut donc s’orienter vers des placements à capital garanti (nous listerons plus bas les placements adaptés aux différents cas de figure).

Le moyen terme concerne les projets financiers avec un horizon de 3 à 8 ans. Malgré que cette échelle de temps soit très supérieure à celle des placements à court terme, en matière d’investissement, les problématiques sont en réalité assez semblables car les placements adaptés à cet horizon d’investissement sont peu ou prou les mêmes.

À partir de 8 ans, on commence véritablement à parler d’investissement à long terme. Sur cette échelle de temps, l’investissement en actions ou dans l’immobilier est presque toujours gagnant. Dans le cas de l’investissement en actions, on constate historiquement que les investisseurs sont toujours gagnants (ce qui n’est pas vrai sur des échelles de temps plus courtes où un investisseur se positionnant à la veille d’une chute des marchés actions n’aura pas le temps de voir les cours remonter). Du moins pour les investisseurs qui ont bien diversifié en actions. Quand à l’investissement immobilier, il s’accompagne souvent de frais au moment de l’achat (les frais de notaire, les frais d’agence, etc) nécessitant plusieurs années afin d’être amortis.

Au delà de la durée de l’investissement, le deuxième critère concerne l’appétence (ou l’aversion) pour le risque. Certains placements sont plus volatils que d’autres (la bourse en particulier), et certains épargnants supportent mal de voir la valeur de leur patrimoine diminuer, ne serait-ce que transitoirement. Ces épargnants doivent s’orienter vers des placements plus sécurisés, en contrepartie d’une moindre performance à long terme.

Vers quels produits se tourner ?

L’épargne sécurisée, c’est-à-dire l’épargne de précaution et pour le court terme, est souvent allouée vers les livrets réglementés tels que le Livret A. Ce choix est plutôt pertinent, cependant, il existe des placements plus rémunérateurs. Par exemple, les fonds euro en assurance vie offrent une garantie sur le capital investi et une performance 3 fois supérieure à celle des livrets (1,50 % versus 0,50 % en 2019). Aussi, la disponibilité des capitaux reste très bonne, puisqu’il est possible de récupérer l’argent investi sur le fonds euro en procédant à un rachat partiel sur le contrat.

Pour les investisseurs à long terme, l’investissement immobilier est souvent la voie privilégiée. Les épargnants sont nombreux à se lancer dans l’achat en direct d’un appartement en vue de faire de l’investissement locatif. Bien que cet investissement demande une forte implication pour trouver le bien, puis en gérer la location, c’est un investissement souvent très intéressant à long terme, puisque le prix de l’immobilier ainsi que le prix des loyers ont tendance à augmenter à long terme.

Les épargnants souhaitant déléguer leurs investissements immobiliers pourront opter pour la pierre papier, en souscrivant par exemple à des parts de SCPI , nous avons déjà publié un article présentant les atouts des SCPI.

Trop boudé des épargnants, l’investissement en actions est pourtant un moyen très performant de valoriser son patrimoine à long terme.

Dans le cadre d’une allocation patrimoniale diversifiée, les épargnants auraient intérêt à allouer 10 à 30 % de leur patrimoine en actions. Pour cela, le plus simple est d’investir via des fonds d’investissement en actions. D’un point de vue fiscal, le plus intéressant est de loger ces fonds en actions dans un plan d’épargne en actions (PEA) ou bien une assurance vie. La seconde option offre davantage de souplesse puisqu’il sera possible à tout moment d’arbitrer les fonds en actions vers des produits plus sécurisés (des fonds euro par exemple) et ainsi ne pas subir de fiscalité en cas de plus-values sur les fonds en actions, dès lors que les encours restent au sein de l’assurance vie.

Conclusion

Les épargnants ont intérêt à dresser leur profil afin de déterminer l’allocation en patrimoine optimale au regard de leur situation.

Pour les placements à court et moyen terme, il faut privilégier les placements sans risque, les livrets sont intéressants mais les fonds euro sont actuellement une alternative plus rémunératrices. L’investissement à long terme ouvre les portes de placements beaucoup plus rémunérateurs pour se construire un patrimoine : l’immobilier et les actions. Enfin, différentes solutions existent pour investir en optimisant sa fiscalité, aussi bien pour l’investissement en immobilier qu’en actions.

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